Les parties prenantes d’un événement doivent gagner en responsabilité pour l’épanouissement et le bien de tous.

Les clients, agences et prestataires événementiels ont 3 choix et 4 responsabilités s’ils veulent prendre la voie de « l’éthique au top ».

3 choix fondamentaux :

1 – Faire des affaires et du profit en respectant la loi et les réglementations. Et en matière d’événement, les contraintes ne manquent vraiment pas !

2 – Être persuadé qu’on peut être responsable et performant. La tendance qui nous amène à croire que le manque d’éthique rapporte plus est presque heureusement désuète, contre-productive et vide de sens.

3 – Utiliser l’éthique comme déclencheur de solutions face aux tensions liées au stress de nos métiers : faire régner la bienveillance rapporte plus.

4 responsabilités :

1 – Économiques et financières :

Faire du profit, évidemment, mais pour qui et pour quoi faire ? Les réalités et les contraintes économiques sont très différentes entres les grands groupes et les agences. A quand une prise de conscience et une formation sur la responsabilité des services achats quant aux délais de paiement ou négociations respectueuses ?

2 – Sociales :

La considération des fournisseurs des grands groupes est maintenant un sujet pris en compte. Toutefois, des décisions ont encore de lourdes conséquences.

2 exemples :

a- Les négociations sur les temps passés peuvent avoir pour conséquence de faire travailler les équipes des agences bien au-delà de ce qui est acheté.

b- Un événement organisé dans un lieu où des sous-traitants font appel à de la main d’œuvre d’Europe de l’Est par un intermédiaire pour bénéficier des charges sociales minimes est-il éthique à défaut d’être légal ?

3 – Environnementales :

Dissocier cette responsabilité de la philanthropie, avec la question des effets dans nos cœurs de métiers. Sur ce volet, les convictions de quelques agences peuvent motiver à faire des choix engagés (limitation du CO2 dans les transports, tri fin des déchets sur les événements, intégration de personnes en situation d’insertion chez le traiteur, l’accueil ou la manutention…).

Toutefois si les donneurs d’ordre ne s’autorisent pas à évaluer, comparer, agir à la source sur les indicateurs et dans le temps, cela n’a aucun effet.

Mais combien d’événements récurrents et donc work-in progress sont réellement évalués ?

4 – Sociétales :

Ce point rejoint la question de la responsabilité des droits de l’homme et du bien commun de l’Humanité. Le rôle de l’entreprise citoyenne fait encore cruellement défaut. Le sujet du chemin que prend le climat de la planète en est un parfait exemple.

Finalement, avons-nous le choix ? Les événements sont de gros émetteurs de CO2. L’événement éthique reste à inventer.

Gilles, Gens d’Evénement – Février 2019

Librement inspiré des productions de Cécile Renouard, professeure de philosophie, enseignante à l’Essec, aux Mines de Paris et à Sciences Po et des formations des Semaines sociales de France.